21/09 2013

400 millions de Chinois ne parlent pas le mandarin

L’agence de presse Reuters a rapporté ce mois-ci que le Parti Communiste dirigeant de Chine avait déclaré que plus de 400 millions de citoyens chinois étaient incapables de parler la langue nationale, à savoir le mandarin. Il a ajouté qu’une grande partie de la population pouvant parler la langue la parlent relativement mal.

Le Parti Communiste dirigeant chinois a fait la promotion du mandarin depuis des décennies afin d’unir une nation qui compte des milliers de dialectes mutuellement incompréhensibles et de nombreuses langues minoritaires. Néanmoins, le projet n’a pas connu le succès espéré par le gouvernement dû à un manque d’investissement dans le domaine de l’éducation, notamment en milieu rural défavorisé.

Le gouvernement a admis qu’il ne pourrait sûrement jamais faire en sorte que le pays tout entier puisse parler le mandarin, appelé officiellement Putonghua en Chine, signifiant « langue commune » et sous-entendant ainsi que tout le monde devrait pouvoir la parler.

La porte-parole du Ministère de l’Education Xu Mei a déclaré que seulement 70% des habitants du pays peuvent parler le mandarin, parmi lesquels beaucoup le parlent mal. Les 30% restants, à savoir près de 400 millions de personnes sont incapables de parler la langue, selon l’agence de presse Xinhua.

Cela correspond à un très grand nombre de personnes, même s’il s’agit d’un pourcentage de la population chinoise totale, estimée actuellement à plus de 1,3 milliards d’habitants.

« Le pays doit continuer à investir dans la promotion du mandarin », a déclaré Xu Mei avant une campagne annuelle faisant la promotion du mandarin et se déroulant chaque année depuis 1998.

« Cette année, le Ministère se concentrera sur les zones rurales isolées et les quartiers peuplés de minorités ethniques », a-t-elle poursuivi.

La promotion du mandarin a longtemps été un objet de conflit en Chine, malgré les avantages certains d’avoir une population entière parlant couramment la même langue, et a dans certains cas causé des contestations violentes.