8/02 2014

Le site de John Lewis en français pour 2014

Plus de choix pour les acheteurs en ligne de John Lewis

La chaîne britannique John Lewis progresse rapidement avec l’annonce d’une stratégie marketing consistant à étendre ses activités en Europe.

Le groupe prévoit de lancer un site internet français qui permettra aux clients de payer leurs achats en euros plutôt qu’en livres sterling. Le site sera similaire à la version anglaise JohnLewis.com, mais les descriptions de produits et les offres spéciales seront traduites en français.

D’autres projets en cours de développement comprennent l’ouverture d’un magasin physique en dehors du Royaume-Uni dans les 10 ans à venir.

John Lewis compte bien s’appuyer sur ses résultats très satisfaisants enregistrés pendant les fêtes de Noël, alors que d’autres magasins comme le concurrent Debenhams a connu des résultats moins impressionnants. Les ventes en données comparables ont augmenté de 6,9% pour atteindre 734 millions de livres sterling le mois précédant Noël.

Le lendemain du « Boxing Day » (le 26 décembre, jour férié au Royaume-Uni), l’intérêt des clients a atteint son plus haut niveau, avec des ventes de plus de 35 millions de livres sterling enregistrées ce jour-là, selon le Directeur Général Andy Street.

Opportunités d’affaires à l’étranger

Néanmoins, les projets de développement international de l’entreprise ne se limitent pas à un site internet en français et un point de vente à l’étranger. John Lewis se tourne également vers le reste du monde afin de trouver des opportunités pour conclure des contrats de vente en gros de produits qui pourront être stockés dans ses magasins.

Andy Street a déclaré au Telegraph que son entreprise avançait à tout petit pas dans sa stratégie de développement international.

« JohnLewis.com est désormais disponible à l’international, et nous pourrons aller encore plus loin en lançant un site internet français permettant de payer en euro. La France s’est avérée être le marché le plus florissant pour nous. »

« Nous avons par ailleurs rencontré un grand succès avec notre contrat de vente en gros en Corée du Sud, et nous recherchons désormais 10 autres pays pour conclure un accord similaire. »

Le grand magasin, qui fait partie de la coopérative John Lewis Partnership aux côtés de l’enseigne Waitrose, n’a pas été le seul détaillant à cibler un public international en ligne ces derniers mois.

La société britannique de vente au détail de vêtements Ted Baker étend sa plateforme de e-commerce en lançant un nouveau site internet qui cible les utilisateurs européens. Cette nouvelle présence en ligne fait partie d’un projet plus large qui comprend des lancements de sites prévus aux Etats-Unis et en Australie l’année prochaine. L’objectif est de regrouper l’ensemble des sites de Ted Baker en une seule et même plateforme centralisée.

L’enseigne de vêtements de luxe Karen Miller a également lancé son premier site internet international en octobre de l’année dernière. L’entreprise britannique a investi dans un site web en allemand dans le cadre d’une stratégie plus vaste consistant à cibler des marchés clés avec des sites traduits. Il existe actuellement quatre magasins Karen Miller en Allemagne. L’objectif de cette stratégie est d’augmenter les ventes de la marque en Allemagne, qui ont déjà plus que doublé ces trois dernières années.

Projets de développement

Andy Street a annoncé que John Lewis prévoyait de doubler sa présence dans les années à venir.

Le nombre de magasins John Lewis devrait passer de 40 à 65 d’ici 2023, et les revenus annuels devraient quant à eux croître de 3 millions de livres sterling et franchir ainsi la barre des 7 millions.

« Soyons clairs, il s’agira toujours d’une marque britannique avant tout. Je pense que nous progresserons en continuant à avancer doucement mais de plus en plus vite à l’international. »

Andy Street estime également que d’ici 2020, la moitié des revenus de John Lewis proviendra des ventes réalisées en ligne.

M. Street voit par ailleurs les produits de santé comme un autre domaine vers lequel l’entreprise pourrait s’étendre.

« Nous n’en sommes pas très loin. Prenez par exemple nos instituts de beauté, ils proposent des services relativement proches de ceux liés à la santé. Il s’agit donc d’un secteur intéressant pour nous. »